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mon fils est au Lycée

le Ven 5 Fév - 12:37
Bonjour, en dehors du fait de m'être présentée, c'est mon 1er post sur ce forum et je suis un peu intimidée.
Mon fils a été diagnostiqué voici 1 mois par un Neuropsychologue. Ce dernier nous a conseillé de prendre contact avec le Centre Ressources Autisme de notre région (Bretagne), ce que nous avons fait. Le dossier a été rempli et renvoyé. A présent, nous sommes en attente d'un RDV... Pour l'heure, le 1er diagnostic a permis quand même de demander un aménagement au Lycée où mon fils est scolarisé en Seconde. Une réunion aura lieu le jour de la rentrée des vacances, le 22. D'ores et déjà, on sait que les maths devraient lui être retirées. D'autant qu'il vise une 1ère L, sans Maths donc. Nous ignorons si cela sera suffisant car il est très fatigué et rencontre d'autres difficultés dans les autres matières scientifiques et l'Histoire/Géo (peut-être par manque de temps pour développer..?!), mais voyons cela comme une petite avancée malgré tout...
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Re: mon fils est au Lycée

le Dim 7 Fév - 9:57
Bonjour Isabelle,
J'ai été également en section Littéraire au lycée et, d'aprés mes souvenirs (il y a 9 ans), il y avait aussi des maths. Je n'avais pas pris l'option "maths", donc ça faisait partie des matières obligatoires... Y-a-t-il eu une réforme à ce sujet?

Et concernant votre fils, quelles sont ses difficultés en mathématiques?
(Je voudrais comprendre ce qui pousserait la suppression d'une matière scolaire)
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En 1ère L, plus de Maths...

le Dim 7 Fév - 18:14
...ni de Physique/Chimie, en effet. Mon fils (voir la présentation.) rencontre de plus en plus de difficultés dans les matières scientifiques (4/20 de moyenne en Maths, 7/20 en Ph./Ch. et 6,5/20 en (T.P.) S.V.T. au 1er trimestre...). Ce qui est surprenant (pour nous, en tout cas!) c'est qu'il a décroché un 10/20 en Maths au Brevet des Collèges (qu'il a d'ailleurs réussi à avoir sans le moindre aménagement-puisque pas encore diagnostiqué- avec mention "assez bien", limite "bien".). C'est un ado littéraire (il fait du Latin de son plein gré, depuis la 5ème., et y prend beaucoup de plaisir.) que rien d'autre aujourd'hui, n’intéresse... Or, aujourd'hui, il est épuisé (il a toujours jusqu’à maintenant, compensé tant bien que mal, avec un suivi psychologique depuis bientôt 4 ans suite à du harcèlement au Collège, mais un diagnostic datant d'il y a 1 mois...). A l'annonce du diagnostic (Asperger, intelligence moyenne) par un Neuropsychologue (qui nous a orientés vers le CRA de notre région, pour "officialisation". Le dossier a été complété et renvoyé. Il nous faut attendre une date de R.D.V....), nous en avons informé le Lycée (nous avions déjà rencontré le Proviseur en juin dernier, et la C.P.E. ainsi que le Prof de Maths très impliqué, au 1er trim.) et avons eu un entretien mon mari, notre fils et moi-même avec le Médecin scolaire. Celle-ci a notamment proposé dans un premier temps, de retirer les Maths à mon fils pour lui éviter de gaspiller son énergie, au profit des matières littéraires. Cela sera-t-il suffisant? Nous en doutons, malheureusement... Mais il nous semble que ça sera un premier pas, en attendant d'y voir plus clair : la Pédopsychiatre qui "supervisait" jusqu'ici à raison d'1 R.D.V./ trimestre  la Psychologue de notre fils -jusqu'au diagnostic en janvier, depuis c'est le Neuropsy qui le suit- ne voit pas "l'intérêt de -nous- rapprocher de la MDPH"...
Enfin, j'ai essayé d'être le plus claire possible. Si vous avez d'autres questions ou bien des conseils, ce sera avec beaucoup de plaisir!
Cordialement Rébecca.
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Je me répète!

le Dim 7 Fév - 18:22
En relisant mon premier post, j'ai réalisé combien je m'étais répétée (mais pas "que", ouf..!)! Je prie celles et ceux qui auront la gentillesse de me lire, de m'excuser car je traverse une période de grand trouble depuis le diagnostic.
Bien à vous.
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Re: mon fils est au Lycée

le Mar 9 Fév - 13:38
Oh! Je connais bien ce genre de moyenne... C'étaient mes notes dans les matières scientifiques à l'époque...
Mais j'étais curieuse de savoir comment ce genre d'aménagement fonctionnait. Je pensais que les personnes concernées suivaient les cours mais étaient dispensés d'épreuves écrites...
(En tout cas, c'est ce que j'aurais fait si j'avais été prof de l'éducation nationale)

Je m'explique...
Je suis moi-même asperger, diagnostiquée à l'âge adulte. J'ai eu un parcours scolaire "normal" mais peu ordinaire, sans aménagement donc. J'ai fait un bac L et deux années de classes préparatoires littéraires aprés le bac. Puis, aprés une expérience professionelle "desastreuse", j'ai refait mes études et cette fois-ci... dans les sciences (biologie et médecine).
Que s'est-il passé entre-temps? J'ai réappris de moi-même les mathematiques, la physique et la chimie et maintenant, j'ai un niveau "licence" dans ces domaines.

Pour certaines choses, je pense que tout dépend de la maturité, de l'état d'esprit, de l'intérêt du moment et ainsi de suite.
Pour nous, aspis, il y a une autre chose à prendre en compte dans le cadre de l'apprentissage : la relation avec le professeur. J'ai remarqué que nous étions des personnes trés sensibles à ce genre de chose, notamment en ce qui concerne l'attitude...

A propos des conseils, je dirais que vous ne devriez pas bloquer sur les matières scientifiques. Rien n'est figé. Les centres d'intérêts peuvent changer. Je ne dis pas qu'il faut revenir sur votre décision. Je dis juste qu'il faut aider votre fils à ouvrir "le champ des possibles". Il y a d'autres moyens d'apprendre que l'école et rester assis à une table, passivement devant une personne qui parle!
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Re: mon fils est au Lycée

le Mar 9 Fév - 14:57
Merci Rébecca, d'avoir pris du temps pour me répondre. Tout d'abord, je tiens à vous féliciter du fond du cœur pour votre parcours!
Nous ne savons plus trop depuis 1 mois, à quel Saint nous vouer et, pour ce qui est des professionnels de tous ordres, en qui avoir confiance... Les questions se bousculent dans ma tête (et certainement dans celle de mon mari, avec qui le moindre échange au sujet de notre fils, s'avère très délicat...) et j'alterne entre moments d'abattement total et rage d'avancer et d'aider à tout prix notre fils... Bref, pour revenir au problème de compréhension en Maths de mon fils (soit dit en passant: son père se débrouille en Maths, mais pour moi, c'est du Chinois! J'ai passé et eu un Bac L (A4, je crois.) en 84, avec Maths à l'Oral. Résultat: 1/20 "pour ne pas mettre un 0, qui serait éliminatoire..." !), il est plutôt bon en Calcul mental et, au Rummikub par exemple, est capable de faire des montages impressionnants, qui lui permettent le plus souvent de gagner! Il s'adonne également au Sudoku, par période. Nous essayons de l'encourager à s'intéresser à différentes choses, mais ses centres d'intérêt restent malgré tout, assez "restreints": Cinéma/Séries TV/vidéos, Lecture de romans (Fantasy entre autres.), Mythologie. C'est un garçon de très bonne volonté et courageux (comme vous à priori, qui avez été diagnostiqué tardivement!) qui souffre apparemment beaucoup depuis son entrée dans l'adolescence surtout, de ne pas avoir d'amis et de ne pas être pris comme il est...
A bientôt j'espère Rébecca!
Cordialement
PS: à sa première 4ème (il l'a redoublée), nous avions essayé de lui faire donner des cours particuliers de Maths. Cela nous a coûté cher pour aucun résultat...
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Re: mon fils est au Lycée

le Mar 9 Fév - 17:04
Wahou! Ses intérêts ne sont pas si restreints que ça... Je ne sais pas pourquoi on dit des aspergers qu'ils ont des intérêts "restreints" ou répétitifs" (vous avez sûrement du l'entendre ou le lire). Pour moi, cela veut dire qu'on n'a qu'une marotte et qu'on s'y tient jusqu'au restant de ses jours... Laughing (genre, le stéréotype de l'asperger qui ne s'intéresse qu'aux trains et qui cherche toutes les occasions pour le "caser" dans une conversation) Rolling Eyes
D'ailleurs, c'est la réflexion que j'ai faite à l'annonce de mon diagnostic.

Puis, parlant de diagnostic...
Je pense qu'il y a un certain temps à prendre pour accepter un diagnostic. D'un côté, c'est libérateur, on est soulagé de mettre un mot sur ses souffrances et de se sentir enfin compris. De l'autre, on est tenté de tout changer dans sa vie parce qu'on accorde tout échec à sa "pathologie", ce qui crée un risque de se renfermer.
Ce qui est compliqué, c'est de lire les descriptions à propos du SA qui, à mon avis, sont trop réductrices et de faire la part entre SA et trait de personnalité. C'est ce qui fait que ce n'est pas évident de faire comprendre aux gens qu'il y a autant de types d'asperger que de personnes. C'est ce qui fait que certain parents, surtout dans le cas d'enfants qui se débrouillent tant bien que mal à l'école, ont du mal à accepter ou à parler de l'autisme. Pour moi, ils ont l'impression qu'on leur enlève leur enfant.
Ou dans d'autre cas, ils ont vécu la même chose que leur enfant et estime qu'un diagnostic ne change rien. Ils ont réussi, euh! Pourquoi pas leur enfant?

Pour ma part, il m'a été difficile d'accepter mon diagnostic ou, du moins, de vivre avec celui-ci... Cela va faire 4 ans maintenant, mais je relativise que depuis un an.

La période de l'adolescence est difficile, mais pas dans le même sens que tout autre ados (j'ai deux frères et une soeur dans cette période et mon plus jeune frère est aspi. Ma mère compare souvent). J'ai eu des problèmes relationnels avec les autres et j'étais au bord de la depression. La socialisation prend une plus grande part dans la scolarité, et si c'est celui-là le point faible, c'est plus difficile.
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Re: mon fils est au Lycée

le Mar 9 Fév - 19:13
Vous avez parfaitement raison Rébecca, le mot "restreint" est assez restrictif!!! En même temps, il est vrai quand même que mon fils, même si c'est de moins en moins fréquent, aurait souvent tendance inconsciemment, si nous le laissions faire, à nous "envahir" avec ses intérêts. Néanmoins, il semble progressivement davantage "à l'écoute" (informelle) des autres, en tout cas pour ce qui est de la cellule familiale: frères et parents. En fait, je pense qu'il faudrait trouver un certain équilibre afin de ne pas réduire les Aspis à leurs seules particularités, tout en tenant compte de leurs particularités précisément, pour mieux les respecter et essayer de leur rendre l'existence moins "violente"... Ceci dit, je me trompe peut-être. Qu'en pensez-vous?
Bien cordialement Rébecca
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Re: mon fils est au Lycée

le Mar 9 Fév - 21:54
Je ne peux pas tellement vous dire quoi faire parce que je ne suis pas encore mère de famille...
Par contre, quand on demande à ma mère comment il est possible que, malgré mon diagnostic, j'ai fait une scolarité normale et que je "socialise" plus ou moins "normalement avec les gens, elle répond que c'est à cause de l'éducation qu'elle m'a donné (et qu'elle continue de donner, étant donné que l'un de mes frères est aspi).
Elle pense que chaque personne est différente, mais elle admet que pour mon frère et moi, il faut nous apprendre (je veux dire par là, que c'est une "opération intellectuelle" par opposition à une intuition) ce qui, apparemment, "coule de source" pour la plupart.

Dans son éducation, elle m'a laissé être ce que j'étais mais elle était intransigeante avec certaines choses. Par example, pour l'autonomie et la débrouillardise. Elle disait toujours que même si cela prendrait plus de temps, d'une manière ou d'une autre (même à ma PROPRE façon), il fallait que j'y arrive. Par rapport à d'autres enfants, j'avais beaucoup de mal avec la motricité, ce qui était un obstacle à l'époque (écrire en cursive, faire ses lacets, colorier, etc.).
Aprés, comme les médecins tendent à réduire les choses à un diagnostic (j'ai vu 5 psychiatres en tant qu'adulte, sans compter le CMPP pendant l'enfance), ils disent que c'est comme la plupart des asperger, qui ont des problèmes avec la motricité. D'autres, qui savent que je suis asperger ET HQI, disent que c'est le propre des enfants précoces car ils ont un décalage entre la rapidité de leur pensée et les capacités motrices... Peu importe, ce qui compte, c'est d'y arriver...
Aussi, elle était intransigeante avec la politesse ou la courtoisie. Elle a été ma mère et mon coach de socialisation. Aussi, ce qui a facilité les choses, c'est le fait que j'ai préféré converser avec des adultes ou des enfants plus âgés que moi. Ces personnes étaient en quelque sorte mes mentors dans le domaine de la sociabilité.

De même, ma mère n'a jamais enjolivé ou menti à propos de la dureté de la vie. Etant l'aîné de 4 enfants et issue d'une famille à faible revenus, j'ai eu des responsabilités assez tôt. J'ai aidé ma mère pour garder mes frères et soeurs et à faire les tâches quotidiennes (que je faisais à ma manière mais le résultat était bon), même à l'adolescence. Je dis "même à l'adolescence" car mes problèmes de sociabilité ont plutôt été un avantage, dans le sens où j'ai pu échapper à la pression des paires (tenue vestimentaire, sortie en bande, révolte contre les parents, paresse...).

On dit des aspergers qu'ils prennent les expressions "au pied de la lettre". Pourtant, cela ne m'a pas empêché de trouver des méthodes pour les comprendre. Ma mère avait même son "folklore d'expressions". Elle n'a pas changé sa façon de parler juste parce que je ne comprenais pas certaines tournures de phrases.
Ou quand elle avait quelque chose à dire, elle ne "prenait pas de gants". Elle le disait directement. Dans ma famille, c'est le manque de franchise qui est un défaut de caractère. Sur le coup, c'est dur, mais c'est pour un bien.

Tout cela pour dire, soyez vous-même.
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Re: mon fils est au Lycée

le Mer 10 Fév - 12:18
Je vous découvre au fil des posts Rébecca, et trouve que vous êtes quelqu'un de formidable! Vous semblez plutôt bien dans vos Baskets, et ça me donne de l'espoir pour notre fils, qui globalement, comme vous semblez l'avoir compris, ne va pas si mal.

A priori, je me retrouve pas mal dans le fonctionnement de votre Maman, même si ne travaillant qu'à temps partiel, j'ai moins à solliciter mes enfants. En effet, je lui ai transmis mon amour des mots et mon sens de l'humour, et j'ai un réel plaisir à échanger avec lui. Je regrette quand même qu'en dehors du cercle familial, la plupart de ces aspects de sa personnalité soient quasi invisibles aux yeux et oreilles des "Autres" car non seulement, il réjouirait ses interlocuteurs par sa Culture et sa joie de vivre (que nous seuls, sa famille, connaissons à ce point.), mais en plus, il en ressortirait flatté, plus sûr de lui... Mais bon, n'est-ce-pas un des points majeurs du syndrome: la difficulté d'interagir avec autrui.

Je suis très heureuse de pouvoir converser avec vous Rébecca (je m'étonne quand même que personne d'autre se joigne à nos échanges... A croire que personne n'est concerné, ou n'a l'envie de partager son expérience...) et vous remercie une nouvelle fois de m'accorder ("nous" accorder: mon fils et moi-même) votre attention.

Une dernière chose concernant votre intelligence et celle de mon fils: la sienne est semble-t-il dans la moyenne.

A bientôt j'espère Rébecca!
Cordialement
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Re: mon fils est au Lycée

le Mer 10 Fév - 22:41
En effet, il y a peu de gens qui discutent sur ce forum. Il y a d'autres fora que celui-ci pour parler d'autisme et d'asperger mais les conversations m'énervent et me lassent assez vite. Il y a ces gens qui veulent guérir l'autisme et cherchent le remède miracle, d'autres qui pleurent sur leur sort au lieu d'avancer... Enfin, je parle surtout des sites francophones.
En fait, je travaille et vis dans un environnement anglophone. Donc je communique plus en anglais (ou de temps à autre en Danois car l'association - la maison-mère - pour laquelle je travaille est au Danemark). Là-bas, les gens sont plus ouverts d'esprit sur les différences individuelles. Donc, ce que je suis n'est pas un problème. C'est même un avantage dans certaines situations...
Aussi, cela me donne l'occasion de voyager... Actuellement, je vous écris du Malawi (Afrique). Là-bas non plus, les gens ne vous cassent pas la tête avec ces choses. Je n'ai même pas eu besoin de dire que je suis asperger...
Pour l'instant, je travaille dans l'enseignement. Je suis responsable de la formation de 30 futures professeurs d'écoles primaires pour le Malawi.


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Re: mon fils est au Lycée

le Mer 10 Fév - 23:02
Et j'oubliais... par rapport à votre fils...

Je n'ai aucune idée de ce que veut dire "une intelligence dans la moyenne". De même que j'essaie encore de comprendre, de savoir comment ces gens "dans la moyenne" fonctionnent.
Tout ce que je sais c'est que ces gens peuvent nous apprendre beaucoup de choses à nous, les aspergers. Qu'il n'y a pas que des "mauvais".
Avec le temps, j'ai réalisé que tout apprentissage n'était pas seulement une opération intellectuelle. C'est quelque chose qui se vit avant tout... A mon avis, si nous vivions dans un monde où il n'y aurait que des asperger, nous perdrions cette dimension de l'apprentissage.

Je ne dis pas qu'il faut à tout prix que votre fils se fasse ami avec des gens de son lycée. Au contraire, il n'est pas obligé de se restreindre au lycée pour former un cercle d'amis. Il n'est pas obligé d'avoir des amis de son âge...
La plupart des gens avec lesquels je me sens à l'aise sont plus (voire beaucoup plus) âgés que moi. Ils sont de différentes nationalités.
Ou, sans se faire des amis, il peut rencontrer des gens qui partagent les mêmes passions que lui. Il peut essayer de pratiquer un sport, prendre part à une activité culturelle. Il y a plein de gens passionnés dans ces endroits...
Il peut essayer d'être bénévole dans une association.
Il y a plein de possibilités.
Il peut aussi essayer de rencontrer d'autres asperger mais le fait d'être asperger ne devrait pas être le seul critère de choix pour socialiser.

Enfin tous ces endroits, pour moi (et ce n'est que mon opinion), ont eu la même valeur thérapeutique que les "groupes de sociabilité".
En guise de "social stories", ma mère m'a laissé faire des choix et les assumer. Elle m'a laissé faire des erreurs et essayer de les réparer. Tout ça dans la vraie vie. Et c'est comme cela qu'on apprend. En vivant tout simplement...
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Re: mon fils est au Lycée

le Mer 8 Juin - 23:18
Bonjour,
J'ai été très intéressée par votre témoignage,Isabelle56.
Notre fils est lui aussi âgé de 15 ans en classe de 3eme,avec des troubles visuo-practo-spatiaux (reconnus par une psychomotricienne,une ergothérapeute et une orthoptiste depuis 4 ans environ).Le passage en seconde générale vient de lui être refusé malgré une moyenne honorable de 12 en Français car il a 6 en maths et en LV2 et 8 en LV1 et Histoire/Géo;la SVT et la Physique tourne autour de 10.Mais ce qui a été mis aussi en avant,semble-t-il,est une fragilité,de grosses difficultés en autonomie et organisation.
Nous sommes dans une démarche d'appel car notre fils,déjà tellement en décalage en maturité et centres d'intérêt avec ceux de son âge,refuse de redoubler et de rester au collège avec uniquement des plus petits et préférerait ,si redoublement il doit y avoir,redoubler la seconde au lycée.C'est un ado solitaire,qui n'a jamais eu d'amis et qui est beaucoup sur son ordinateur,sur des forums en lien avec son sujet de prédilection depuis plusieurs mois(le surnaturel).
Notre fils n'a jamais été diagnostiqué Asperger et pourtant cela fait plus de 2 ans que je suis quasiment sûre qu'il l'est.Mais je sens un tel refus en lui quand on évoque cette hypothèse que la pas du diagnostic (démarche longue et lourde je crois) n' a jamais été franchi.Il préfère tout expliquer par la dyspraxie.Il a un PAP au collège depuis la 5eme (cours photocopiés(en principe),tiers-tps supp.,pas de sports collectifs,pas d'exercices cartographiques en géographie)
Je me sens de plus en plus perdue et dépassée pour l'aider.Pensez-vous qu'un diagnostic posé l'aiderait?Est-il trop tard,à 15 ans?Peut-il avoir une chance de suivre et de s'adapter au lycée?
Merci de vos réponses.
Messages : 8
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Re: mon fils est au Lycée

le Jeu 21 Juil - 14:13
w
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galère diagnostique

le Jeu 28 Juil - 10:59
Magali47 a écrit:Bonjour,
J'ai été très intéressée par votre témoignage,Isabelle56.
Notre fils est lui aussi âgé de 15 ans en classe de 3eme,avec des troubles visuo-practo-spatiaux (reconnus par une psychomotricienne,une ergothérapeute et une orthoptiste depuis 4 ans environ).Le passage en seconde générale vient de lui être refusé malgré une moyenne honorable de 12 en Français car il a 6 en maths et en LV2 et 8 en LV1 et Histoire/Géo;la SVT et la Physique tourne autour de 10.Mais ce qui a été mis aussi en avant,semble-t-il,est une fragilité,de grosses difficultés en autonomie et organisation.
Nous sommes dans une démarche d'appel car notre fils,déjà tellement en décalage en maturité et centres d'intérêt avec ceux de son âge,refuse de redoubler et de rester au collège avec uniquement des plus petits et préférerait ,si redoublement il doit y avoir,redoubler la seconde au lycée.C'est un ado solitaire,qui n'a jamais eu d'amis et qui est beaucoup sur son ordinateur,sur des forums en lien avec son sujet de prédilection depuis plusieurs mois(le surnaturel).
Notre fils n'a jamais été diagnostiqué Asperger et pourtant cela fait plus de 2 ans que je suis quasiment sûre qu'il l'est.Mais je sens un tel refus en lui quand on évoque cette hypothèse que la pas du diagnostic (démarche longue et lourde je crois) n' a jamais été franchi.Il préfère tout expliquer par la dyspraxie.Il a un PAP au collège depuis la 5eme (cours photocopiés(en principe),tiers-tps supp.,pas de sports collectifs,pas d'exercices cartographiques en géographie)
Je me sens de plus en plus perdue et dépassée pour l'aider.Pensez-vous qu'un diagnostic posé l'aiderait?Est-il trop tard,à 15 ans?Peut-il avoir une chance de suivre et de s'adapter au lycée?
Merci de vos réponses.

je reconnais un peu ma fille dans votre message . Elle a 14 ans. Elle n'est plus scolarisé depuis l'age de 10 ans (age ou elle était en 5ème). Depuis cette année, elle est devenue très dépressive. Interné 3 semaines en CMP ou on l'a shootée au valium 3 fois par jour et rien d'autre. Diagnostique de la psy : relation fusionnelle. Ah bah oui tout s'explique.

Intolérance au bruit, intéret restreint, incapacité à s'exprimer sur son ressenti, incapacité à décrypter les autres, incapacité aux jeux de role, refus du contact physique, angoisse du changement, stress au milieu de la foule, incapacité à mener une conversation banale, incapacité à comprendre de façon instinctive les réponses à faire dans la vie courante (elle s'est établie une banque de données pour pouvoir s'intégrer en société, mais cela la fatigue énormément). Bref la plupart des signes asperger y sont mais non...relation fusionnelle.
J'ai donc fait une recherche sur le net, pris les travaux de mr Atwood, fait le test en ligne sur egalited (ma fille l'a fait) , et envoyé une demande auprès du CRA de montpellier en croisant les doigts. Si le CRA refuse de voir ma fille , j'irai consulter ailleurs. Car il est important pour ma fille de comprendre pourquoi elle ne fonctionne pas comme les autres.
Il faut que votre fils comprenne que mettre un nom sur sa différence ne fait pas de lui un paria. Son autisme ne le définit pas en tant qu'individu mais explique sa particularité et va l'aider à s'accepter. Il n'est pas mieux pas pire, il est autre.
J'ai expliqué cela à ma fille en lui donnant l'exemple d'un paraplégique. Il ne peut marcher, il ne pourra jamais marcher, alors il doit trouver des solutions pour pallier cette différence, car la société ne changera pas
Bon courage
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Re: mon fils est au Lycée

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