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autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 15:11
Bonjour,
J'ai 32 ans et je suis ici afin d'échanger car je me pose beaucoup de questions sur la possibilité que je sois Asperger. Tout d'abord je tiens à m'excuser pour le pavé, je peine à être synthétique. Mes excuses aussi pour la teneur pas très fun et plutôt morose de mon récit.

Je suis dans une période assez douloureuse, où je me pose beaucoup de questions sur mon fonctionnement. La semaine dernière, en échangeant avec ma mère par téléphone et où je lui parlais de mes difficultés relationnelles (dans mon couple et avec les autres en général), je lui ai dit que je n'avais pas "les codes", "le mode d'emploi". Elle en est venue à me parler d'un article je crois au sujet d'une femme s'étant découverte Asperger un peu par hasard suite à des recherches internet. Elle m'a aussi fait part de ses réflexions avec mon beau-père à mon sujet: "il manque quelque chose à cette gosse", "elle n'a pas les codes". Je lui ai dit que les personnes Asperger sont particulièrement douées et intelligentes, en ayant en tête l'image stéréotypée véhiculée par les médias.

Etant très curieuse, je suis allée immédiatement faire des recherches sur le net et suis tombée sur le fameux témoignage dont mes parents me parlaient.
Et là ça a été le choc. Je me suis reconnue dans beaucoup d'éléments décrits pour les femmes Asperger (pas trop en ce qui concerne les hommes). J'ai fait l'Aspie-quiz qui a donné un résultat de 139/200 Aspie et 69/200 Neurotypique.
J'émets un doute sur les résultats car certaines questions ne me parlaient pas du tout, dans le sens où j'ai besoin de me faire des images de situations pour pouvoir y répondre et je pense avoir interprété certaines questions.
Ma volonté de trouver une porte de sortie à mon état en trouvant des explications et me dédouanant d'un mode de fonctionnement où je serais psychorigide, trop auto-centrée car juste trop égoïste, colérique, paresseuse ou ne voulant plus faire d'efforts, etc.

Je doute au sujet de ma mémoire qui me semble fortement défaillante: très peu de souvenirs de mon enfance (je m'en suis rendue compte en échangeant avec mes parents: ils auraient parlé d'une autre personne, cela aurait été pareil pour moi), je ne retiens que peu de choses de tout ce que je lis et de toutes les recherches que j'effectue sur tout ce qui m'intéresse ou m'intrigue. J'ai assez peu de culture. J'oublie beaucoup de choses. De plus, j'ai un comportement assez colérique je dirais, difficile à vivre; il y a énormément de choses qui me tapent sur les nerfs, qui me "crispent" et me font péter un plomb (encore plus bien sûr quand je suis fatiguée physiquement et/ou moralement). Ces faits ne semblent pas correspondre aux divers profils que j'ai pu découvrir dans mes recherches sur le syndrôme d'Asperger.

Mais d'autres éléments me déstabilisent au plus haut point: j'ai interrogé ma mère sur mon enfance; j'étais un bébé qui pleurait énormément et j'ai réveillé ma mère toutes les 3h et toutes les nuits jusqu'à mes 2 ans et demi. Je ne dormais pas plus en journée pour autant et dormais mal. J'ai eu un méléna bébé et il y a eu une suspicion d'hernie hiatale (problèmes digestifs dans les symptômes Asperger d'après ce que j'ai lu). Lorsque mon petit-frère est né, cela s'est arrêté, je dormais dans la même chambre que lui. Ma mère a remarqué que j'étais différente depuis toujours: petite, je chouinais beaucoup et j'ai eu depuis toujours des difficultés à nouer des liens. Avec les adultes, cela semblait difficile aussi, les adultes me rejetaient (souvenirs de ma mère, qui ne comprenait pas pourquoi: d'après elle, j'étais une jolie petite fille et intelligente, qui chouinais juste beaucoup). Je n'ai jamais eu de réelles amis, ou je n'ai jamais su les garder: j'ai toujours mis ça sur le compte de mes nombreux déménagements, mais ma mère m'a fait remarqué que ça n'a jamais été le cas de mes frères.

J'ai su lire dès la rentrée au CP et lisait des romans 2 mois après: mon souvenir a moi est une angoisse profonde, je me sentais incapable d'apprendre et plus nulle que les autres. Ma mère m'a assuré le contraire. J'ai d'ailleurs toujours eu le nez dans les livres depuis, en grande quantité.

Le sens profond de la vie m'intriguait déjà vers 5/6 ans (j'ai du mal à dater). J'etais une brillante élève mais j'étais terrifiée et obsédée par mes résultats. A la maison, j'étais tyrannique apparemment: je ne me souviens moi que d'un profond mal-être. Je me faisais par exemple une idée très précise de ce que devait être Noël: si j'avais dans l'idée qu'à Noël on doit passer à table à 21h et que le repas se passait à 20h, je commençais à pester en boucle, me disputait avec tout le monde, faisait "ma crise" (jeter des choses par terre, cris, pleurs intenses,...) Cela arrivait dès que quelque chose ne se déroulait pas comme je l'avais prévu/décidé/imaginé (je ne sais pas trop, c'est une impression diffuse), donc très très souvent.

Je n'étais jamais satisfaite de rien, au point où mes parents angoissaient beaucoup longtemps avant mon anniversaire, cela allait dans la surenchère de mes attentes. Je précise ne pas avoir eu des parents laxistes où me considérant comme un enfant roi. Ma mère m'a souvent dit que d'après elle, je me suis toujours vu comme un enfant unique.

Je collectionnais beaucoup de choses: tout ce qui avait attrait aux dauphins (incollable sur le sujet dans ma jeunesse), des cartes téléphoniques, cartes postales, timbres (c'est tout ce dont je me souviens). Je faisais des listes pour tout, tout le temps. Un exemple que m'a donné mon beau-père: si j'étais invitée à un anniversaire, je notais:
-je fais un cadeau
-je mets mon réveil
-je dors
-je me lève
-je déjeune
-je m'habille,etc.
Je n'ai aucun souvenir de liste à ce point détaillées, juste d'avoir toujours fait des listes.

Au lycée, le directeur appelait régulièrement ma mère pour venir me chercher quand j'allais avoir une interro car je faisais des crises d'angoisse, dont je me souviens , qui étaient une détresse profonde. Une immense douleur, alors que mes résultats étaient bons et que j'avais des facilités. Pour autant , je ne me suis jamais sentie "facilitée".
A l'âge adulte, j'ai voulu quitter mes parents très tôt, je me sentais étouffer. Cela n'a rien réglé du tout: avec recul, c'est de moi que j'étouffe. J'ai été vite obnibulée par l'idée d'avoir une famille, un enfant, la famille parfaite. J'ai eu une fille à l'âge de 18 ans, je me suis séparée très vite de son père. J'ai ensuite été à la quête incessante de trouver un papa pour ma fille; cela n'a jamais fonctionné, je viens juste à 32 ans de penser à cesser de chercher. Je passais d'une relation à l'autre, plus ou moins vite. Je ne supporte pas la solitude, ne supporte pourtant pas longtemps les autres, le problème est insoluble.

J'ai des problèmes à reconnaître mon image dans un miroir: je sais que c'est moi (parfois avec décalage quand je croise mon reflet dans un miroir dans une vitrine par exemple, en réagissant ainsi: "ah oui, c'est moi!). J'intellectualise mon image je crois mais c'est compliqué, il y a un décalage avec ce que je ressens être moi. Une sensation étrange m'envahit souvent: j'ai réussi à mettre une image dessus pour tenter d'expliquer: c'est comme si mon corps était un masque géant, creux derrière ou plutôt non apparent pour les autres: ce que j'estime être "moi" regarde à travers les trous du masque et je me sens en distance même physiquement par rapport aux autres. C'est très désagréable et apparaît surtout en moment d'angoisse ou fatigue. J'apprends à faire avec. Je suis ailleurs et parmi les autres dans ces moments.

Depuis quelques années et cela empire avec le temps, je ne reconnais pas les visages des autres (sauf ma famille où personnes que je vois un certains nombre de fois ou régulièrement), ce qui est très handicapant et me gêne beaucoup. Je ne me souviens pas souvent des gens où de ce qu'ils m'ont dit.
Je sens un réel décalage avec les autres: "moi parmi les autres". J'ai un fort sentiment de regarder à travers un masque (qui serait mon corps), en particulier quand je suis en phase de dépression, de fatigue ou d'angoisse.

J'ai les plus grandes difficultés à conserver un travail: de gros problèmes relationnels avec mes collègues, je me mets vite à l'écart et je ne vois pas trop le problème, mais cela leur en pose et enchaîne d'immenses problèmes de rejet et de tensions. Je suis donc souvent en arrêt pour asthénie ou dépression. Ou j'en viens à être malade physiquement.
En ce moment, je n'arrive même pas à rechercher du travail, la perspective d'être replongée dans ce monde m'angoisse au plus haut point. Les relations sociales aussi: je ne veux plus sortir, sauf si j'y suis obligée pour des rendez-vous ou autre, mais cela me pèse énormément.

Je fatigue beaucoup les autres (et moi-même) car je cogite et analyse tout en permanence (surtout quand ça ne va pas). Le sens de la vie me semble absurde depuis toujours, les relations me semblent artificielles, superficielles et donc profondément sans intérêt, bien que ma solitude me pèse.
J'ai un fonctionnement très cyclique, soit pleine d'énergie et je fais plein de choses et me lance dans plein de choses, soit je suis à plat et mal et ne fait plus rien que coller mon canapé.
J'ai été hospitalisée plusieurs fois, d'abord diagnostiquée bipolaire puis ayant un trouble de la personnalité borderline, à cause de mes sautes d'humeur cycliques et crises de nerfs, avec auto-mutilation il y a quelques années encore. Cet état de fond dépressif est dans mes souvenirs depuis toujours, avec une sorte de crise d'anorexie à 11 ans et une volonté de me suicider vers le même âge ou plus jeune (j'avais fait une lettre à mes parents, ce qui était vu comme de la manipulation je crois, je ne sais plus du coup si ça en était au fond). J'ai aussi des phases où je me sens très bien et très heureuse. L'entre-deux, je ne connais pas trop.
Je déteste le mensonge, cela relève d'une trahison extrême pour moi, même si le mensonge n'est pas méchant. Mes relations sont du même ordre: si les personnes rompent avec mes valeurs ou me déçoivent sur quelque chose qui est profond pour moi, je romps définitivement les ponts.

Je ne sais pas comment entretenir une relation d'amitié et à quelle rythme donner des nouvelles, ou devoir en attendre, ou revoir la personne. Je me sens jugée épiée en permanence.

Je parle de façon très fluide quand le sujet me passionne, assez finement je pense; s'il y a plus d'une personne avec moi je perds mes moyens, mes mots, je dis des choses stupides ou qui tombent à plat, je bégaie un peu. Je ne supporte pas quand on ne me parle pas directement, en prenant des détous; je peux m'énerver facilement quand c'est le cas.

Je ne supporte pas quand on me parle le matin trop fort ou si c'est avant mon réveil naturel ou si j'avais prévu que ce soit le réveil qui doive sonner. Ma journée est alors foutue, je suis tenue toute la journée et m'énerve pour un rien. La lumière m'agresse beaucoup, surtout le matin. Je ne supporte pas non plus les vibrations des sièges d'à côté sur la même rangée au cinéma ou si on fait un peu bouger mon siège. Cela m'agresse. Quand on vient me parler dans la rue et que je ne suis pas disposée et renfermée, cela m'agresse aussi beaucoup.
J'ai des images dans ma tête en permanence: je visualise tout, je pensais que c'était le cas de tout le monde mais en questionnant mon entourage, cela n'a pas l'air d'être le cas.

Dès que quelque chose m'intéresse, je ne débranche plus pendant des heures, le temps file, je peine à me lever même si je dois aller aux toilettes ou croquer une pomme si j'ai faim. Si je dois arrêter malgré tout pour sortir, j'y pense beaucoup et reprend très vite dès que je rentre; je me couche du coup très tard bien que j'ai besoin de beaucoup de sommeil. Je vis souvent donc en décalé, cela est pénible quand on est maman. Ces centres d'intérets (souvent des recherches internet) peuvent durer des jours ou des semaines, voire bien plus. Puis souvent je passe à un nouveau centre d'intérêt. Le fonctionnement est par vagues là aussi il me semble. Par exemple,là, la découverte du syndrôme d'Asperger il y a 6 jours, je n'ai fait que ça depuis tous les jours du réveil au coucher.

Je passe donc mon temps à essayer de me contrôler et savoir comment dire les choses aux autres, mon cerveau ne débranche jamais; je suis à présent plus qu'épuisée à 32 ans.
Mon cerveau ne semble pas être formaté pour le bonheur. Je commence à me dire que la route va être longue jusqu'au jour où je serai vieille et lâcherais mon dernier souffle. J'attends en fait ce jour, tout en espérant trouver comment vivre mieux.
Peur d'être Asperger et encore plus peur de ne pas l'être car cela signifierait que j'ai réellement un souci interne profond, que je porte une espèce de folie, de dysfonctionnement, que dans mon enfance j'étais réellement mauvaise avec ma famille, que je ne mérite pas l'intérêt des autres car je suis trop difficile et épuisante. Je me demande à quoi rime tout ça.

Bref (enfin pas si bref que ça  tongue ), je ne vais pas bien, j'ai besoin de réponses et de comprendre. Je cherche vos retours et votre avis sur ces éléments, les personnes Asperger étant selon moi les plus à même de voir si cela peut être un profil correspondant ou non.
Pour info, j'ai contacté le CRA de ma région qui doit me revenir pour un rv d'info dans un premier temps.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 15:34
Bonjour syl et bienvenue.
C'est incroyable, tes difficultés me parle beaucoup. Je me suis reconnue dans plusieurs aspects de tes problèmes. Je fais des listes moi aussi, sans elles je suis déphasée et ne sais plus comment faire. J'ai beaucoup de mal à reconnaître les visages, ce qui est très genant quand il te faut analyser rationnellement qui peut bien être la personne qui te parle (et fatiguant aussi). J'éprouve le même sentiment d'étrangeté en me regardant dans un miroir, je sais que c'est moi (forcément!) mais j'ai tendance à me regarder par "morceaux" et pas en globalité. Par contre c'est curieux que ça soit une particularité qui semble s'aggraver chez toi, je pense que ce genre de problème demeure constant dans le temps, avec le possibilité de travailler dessus pour améliorer un peu ça.
Tes crises de colères et de frustrations aussi, indissociable de l'autisme.
Les codes sociaux que tu ne maitrises pas.
Le fait que tu ne saches pas comment entretenir une amitié, je connais parfaitement. Je me suis fait un ami il y a seulement quelque temps et ça m'est difficile de savoir quand m' imposer et quand m'effacer.
Pour la mémoire et l'intelligence, je ne sais pas quoi te dire, comme toi mes souvenirs d'enfance sont très fragmentés et ma mémoire immédiate n'est pas très bonne. En revanche je retiens sans le vouloir des passages de livres, des poèmes, des vers...
Est-ce que tu as beaucoup de troubles sensorielles? Et des troubles psychomoteurs?
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:02
En ce qui concerne les troubles moteurs, j'étais petite très maladroite. Ma mère me dit "pataude à l'extrême": la seule qui se brûlait avec la poele à crêpes en maternelle s'était moi, beaucoup de chutes petites. J'ai toujours détesté les jeux d'équipes. Je me souviens de terreurs pour aller au sport, rattraper une balle où la lancer était extrêment compliqué (ces derniers temps je me suis entraîné un peu à la maison à lancer un objet en jouant avec un ami et ça va quand même mieux). J'ai eu beaucoup de mal à apprendre à faire du vélo, et à nager, encore une fois si mes souvenir sont correctes pour la nage (j'adore l'eau mais ne nage pas très très bien). Tous ces apprentissages me faisaient peur et envie en même temps. Un autre exemple: j'ai essayé de faire du tennis à 14 ans je crois, le prof était mort de rire et me disait qu'il fallait que j'arrête parce qu'il aurait fallu que j'ai une raquette géante pour arriver à toucher une balle. Je renverse souvent des choses, ça va mieux quand même avec le temps.
MAIS: ma motricité fine est bonne: les gestes précis et fins me sont faciles. J'ai toujours bricolé, fabriqué des choses depuis toujours, je fais maintenant du savon, du dentifrice, du pain, des vêtements, un panier pour les chats, des yaourts, je couds,...
J'ai appris à coudre quasi en autonomie (je suis aller apprendre des bases en atelier à peine aidée puis seule avec des livres), le tricot seule avec internet.
Pour les troubles sensorielles, je ne supporte pas la lumière trop vive (cela me fait véritablement mal), le matin encore moins. Et tous les bruits de bouche que les gens peuvent faire me tapent très fort sur les nerfs. Personne ne peut me toucher les pieds, sinon je donnerai des coups graves, les chatouilles sont insupportables pour moi, à un point extrême. Je ne sais pas si cela peut être des éléments, cela me semble pouvoir être possible pour des Neurotypiques. Par contre me masser en appuyant suffisamment les pieds ça va bien, ou si je "chatouille" moi-même mes pieds, je n'aime pas vraiment mais ça passe tout à fait.
Pour les yeux, un autre truc: si quelqu'un vise mes yeux avec son doigt en me "pointant", ou avec tout autre objet pointu, ça va pas du tout: je me suis déjà mise à hurler, crier, pleurer et même taper mes frères que ça amusait beaucoup de faire ça. Ma mère a compris et demande encore à ma soeur de ne pas le faire soit peine que je me mettre à hurler. En général mon premier réflexe et de me cacher les yeux. Je ressens (ou anticipe?) une espèce de gêne très intense (douleur) avec l'impression que cela va me transperser les yeux (j'imagine parfois même l'objet venir se planter dans mes yeux). Les sons le matin doivent être faibles: si on me parle trop fort, je vais me mettre très vite en colère si on continue à me parler comme ça et hurler sur tout pour tout toute la journée. Voire pleurer, c'est déjà arrivé.
Je suis très très frileuse (mais j'ai le syndrôme de Raynaud :troubles de la circulation) et l'amplitude thermique dans laquelle je me sens bien est assez restreinte: 25° je dirai ça me va très bien; au-delà je suis mal car trop chaud et en-dessous j'ai froid et me couvre vite. J'ai toujours au moins un drap sur moi même s'il fait très chaud: mes pieds surtout doivent être couverts par quelque chose. Dans mon canapé aussi, je ne sais pas être assise: je me couche et dois avoir une couverture sur moi, les pieds enveloppés aussi. Dans la rue, si quelqu'un bouscule un peu mon sac à main, je me sens fort agressée, de la même manière que si on fait bouger mon siège même légèrement. Je passe donc souvent pour une parfaite c....sse au dehors.
Dans la voiture (comme passagère, je n'ai jamais passé mon permis), je ne supporte pas le chauffage même si j'ai froid: sinon très fort maux de tête, nausée et limite malaise; il me faut parfois plusieurs heures pour sortir de cet état assez douloureux. Je crois que la température et les odeurs y sont pour beaucoup (odeur du plastique, essence).
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:14
Il y a en effet des traits communs au SA mais pas tant que ça . Je ressent surtout une bi polarité avec un fond hystérique quand je lis ton témoignage. C'est étrange je n'arrive pas a faire correspondre ton récit au SA . Mais le spectre autistique est quelque chose de très complexe
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:17
Pour les pieds chatouilleux, ça n'est pas significatif. Ta douleur face aux lumière vive, oui.
Les troubles sensorielles tactiles ressemble, chez moi, à une peau qui serait toujours hypersensible, je ne supporte presque aucun contact physique, car c'est douloureux. Pour les sons, je ne sais pas, je ne peux que te parler de moi, et pas pour tous les autres, mais, chez moi, c'est une gene constante, pas juste le matin. Je ne supporte pas les cris, les haussements de tons brusques, les bruits aigues, les sons parasites, le bruit du vent si il est très fort... je ne peux pas tout noter, il y en a trop.
Ta maladresse est parlante. Comme toi, ma motricité fine n'est pas problématique, meme si je n'ai su faire mes lacets seules que vers 7 ans:D .
Je suis particulièrement maladroite et j'ai un mauvais sens de l'équilibre. Si je reste debout, fixe, je perd l'équilibre. Je ne sais pas viser et toucher, je pense vraiment viser là où je regarde, où je cible, mais dans l'éxécution, je suis toujours très loin de la cible. Je perds facilement l'équilibre et me cogne souvent ( mais ça j'ignore si c'est dû à mon SA).
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:22
La mauvaise évaluation des distances et donc le fait de se cogner résulte du SA
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:23
Merci mashka, je ne savais pas.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 16:50
En un sens je pense que tu pourrais avoir raison Mashka, en partie:
-bipolaire non, borderline peut-être, en raison du type de cycles, fréquence dans l'alternance.
-fond hystérique: déjà le mot me dérange profondément, vu ce à quoi il renvoit, je trouve ça profondément sexiste et injustifié à la base; en passant sur cela, je viens de regarder ce à quoi il rapporte exactement en psychiatrie. Tout d'abord, je pense difficile de pouvoir être objective, devoir se reconnaître dans de tels traits étant très dévalorisant.D'autant plus que je ne pense pas qu'une personne à "fond hystérique" soit capable d'en prendre conscience. Mais franchement, ça serait extrêmement malheureux pour moi, je ne vois pas comment je pourrais accepter d'être une telle personne. Je me vois/souhaite intérieurement tellement différente, ça ne collerait pas avec ma volonté d'être une bonne personne, ça n'aurait aucun sens d'être ce type de personne pour moi et j'aurais beaucoup de mal à le supporter. Je manque de données pour juger si je pourrais correspondre à cela, si jamais je peux en être capable pour en juger avec retrait.

Je suis un peu choquée là, mais parfois les vérités sont dures à entendre (lire).
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 17:04
Je comprends que le mot hystérique te dérange, il dérange aussi la féministe que je suis. Mais n'en blâme pas mashka, elle essaye sûrement de cerner tes problèmes, ce qui est très difficile sur la valeur de quelques lignes tapées sur un forum. Il faut que tu sache que mashka travail avec des autistes, qu'elle est aspie et passionnée de psychiatrie, donc qu'elle est plutot assez informée. Mais, évidemment, ça ne fait pas un diagnostic.

Si les crises de colères sont un phénomène "normal" chez les aspies, il faut quand même bien distinguer une surcharge sensorielle/émotionnelle qui déclencherait une crise de colère, d'un état plus "permanent" (pardon si ça te heurte, j'espère que tu comprends ce que j'entends par là). La frustration joue aussi.

Tu es peut être, effectivement borderline, ça peut ressembler à ça. Mais, vraiment, il ne faut pas hésiter à consulter. Outre le fait que tu sembles en souffrance, des professionnels seront mieux à même de t'éclairer.
Il faut faire très attention avec les auto diagnostics. On peut tous se reconnaître dans différents tableaux cliniques, je me retrouve dans la schizoidie, j'ai longtemps eu peur d'être une sociopathe ou de devenir schizophrène. Et pourtant, ça n'étais que le SA ;
Si tu as des questions précises, n'hésite pas
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 17:13
Le mot hystérie a une consonance péjorative a cause de Freud et charcot en partie pourtant c'est un trait psychiatrique comme un autre et il n'est en rien dévalorisant . Je donne mon ressenti par rapport aux traits que tu nous expose et par rapport a mes connaissances sur les ' pathologies ' ( je n'aime pas ce mot ) psychiatriques . Y a des choses qui ne collent pas au SA dans ton récit c'est ce qui me fait tendre vers une personnalité bipolaire. Et eorlingas a raison les auto diag c'est assez dangereux car il y a des traits du SA communs a des pathos psy . D'où l'importance d'un vrai diagnostic car c'est assez complexe mais tu as entamé les démarches vers un CRA et c'est une bonne chose
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 18:28
Pardon si je me suis mal exprimée concernant le mot "hystérie" qui me dérange, ce n'était pas du tout mon intention Mashka; quelque part, ça me semble évident que je ne voulais pas l'agresser, vu qu'elle n'a pas inventé ce mot; c'est le mot qui m'énerve, pas ceux qui peuvent l'utiliser, étant donné qu'il n'y en a pas d'autre signifiant le même trouble à ce que je sache.

Je ne mets pas en doute la bonne volonté de chacun ici de me répondre et leurs intentions. Juste comprenez-moi, c'est difficile pour moi de me voir dans la peau d'une folle hystérique en gros. Etre coincée dans la peau d'une névrosée (manipulatrice de surcroît d'après les traits que me semblent avoir les personnalités hystériques, que ce soit conscient ou non), est assez dur à avaler et je sais que si c'est le cas, je n'en sortirais jamais, et je ne veux pas de ça dans ma vie et encore moins l'imposer à ceux qui m'approcherait, à ma fille, à un compagnon, mes parents. Il est temps de comprendre et que cela s'arrête. J'ai toujours eu une grande capacité à rebondir et faire de mes faiblesses une force autant que possible, mais là j'atteinds mes limites. Cette perspective n'est donc pas une porte de sortie pour moi, mais m'enterrerait (enfin c'est déjà le cas).

Si je suis atteinte d'un trouble borderline, comme je l'ai cru jusque là sans en être pleinement convaincue, je ne vois plus d'issue, bien que consciente que ce soit une maladie dont il est possible de guérir. Mashka ne voit pas trop de traits SA dans le tableau que j'ai exposé (ce que j'entends, je me fais parfois la même réflexion, ça oscille dans ma tête), pourtant, je me reconnais dans beaucoup de choses, peut-être dans cette différence si profonde. Je me suis toujours sentie différente, à l'écart. La vie m'est douloureuse, car il y a trop d'enjeux que je ne peux pas maîtriser, une société trop individualiste m'est douloureuse (bien que je sois tournée vers mon nombril pour de petites choses, je donnerai beaucoup par contre pour que le plus grand nombre aille bien). Je suis une révoltée depuis toujours, et ce que je ressens n'est pas acquis.Je m'explique: le trouble borderline n'est pas un trouble de développement, il existe une fragilité à la base oui, mais des facteurs environnementaux (maltraitance par exemple) déclenchent la maladie.

Hors dans mon cas, certaines choses ont toujours été là: mes grandes difficultés relationnelles, un manque d'intérêt pour certaines discussions par exemple, des conflits relationnels constants, les listes, les collections, des centres d'intêret ou de grandes passions,...

Je renouvelle mes excuses si j'ai été maladroite envers Mashka. Merci pour votre patience c'est assez rare pour être important pour moi. J'ai eu la psy du CRA au téléphone qui m'envoie vers la liste d'attente pour un diagnostic, qui me permettra dans tous les cas d'y voir plus clair, même si cela doit en passer pour une éviction du diagnostic d'Asperger. Je n'ai rien caché de mes doutes sur certains points où de l'éventualité que je sois "manipulatrice" dans mon fonctionnement (une "manipulatrice" qui se dit pouvoir l'être ça serait un comble de la manipulation au fond, non?)

L'hystérie, ou même la personnalité borderline sont pour moi dévalorisants (pour moi, je ne juge aucunement ceux qui en sont touchés, je souffre assez de ma particularité pour émettre un jugement à leur encontre). Dévalorisant car en quelque sorte responsable. Trop différente pour me sentir neurotypique, et peut-être pas Asperger. Je ne me trouve donc aucune place et aucune légitimité à mon comportement qui doit être "soigné", rééduqué, hors je n'y parviens pas. J' y mets beaucoup d'énergie pour peu/pas de résultat.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 18:40
Ta détresse est palpable et c'est normal que tu veuilles connaître l'origine de ton malaise. Le fait d'être borderline, "histérique" ou névrosée te fais peur et tu préfèrerais etre aspie. Mais tu ne peux pas demander à un psy de te faire un diag de convenance. Tu as peur que ça t'enferme et t'enterre mais être autiste ne se guéri pas, et même si ça à l'air d'être à la mode comme symptome, il ne faut pas le brandir pour chaque trouble relationnel que tout un chacun peut rencontrer, sans pour autant être autiste. Une névrose ça se travail et se "soigne", pas le SA.
Ne t'emballe pas, tu as pris rdv au CRA et c'était la chose à faire. Tout ira bien, il suffit que tu laisses des professionnels t'orienter et si ça n'est pas le SA, il n'y a aucune honte à être bi polaire, borderline ou névrosé. Quoi que ce soit, ça n'est pas ta faute.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 19:02
Deja tu te lance dans l'aventure d'un diag donc c'est une bonne chose . Quel support utilise tu pour t'informer sur le SA ? Blog ? Livres ? Forums ? Cette découverte est récente ?
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 19:04
Parler avec la famille de l'enfance peut aussi être une bonne chose. Comment les parents te percevaient? Dans le diag il y a toute une partie accordée a l'enfance et certains CRA veulent rencontrer les parents quand cela est possible
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 19:58
Je me rends compte des énormités de ce que je peux sortir en lisant ta réponse Eorlingas: pardon une fois de plus, effectivement je peux guérir si ça n'est "que" le trouble borderline, ce qui n'est pas possible pour le SA vu que ce n'est pas une maladie. C'est extrêmement maladroit de ma part de me plaindre sans prendre en compte cela.

Je fais confiance aux professionnels (après leur voir posé plein de questions, ça m'a rassuré), et je ne veux pas d'un diagnostic de complaisance, du tout. Ca serait me mentir à moi-même, aux autres aussi, ça serait un leurre qui ne m'aiderait pas. Ce n'est pas ce que je cherche.

"Ce n'est pas ta faute": eh bien, oui en théorie, sauf que ce n'est absolument pas perçu de cette façon. J'ai dû justifier mon absence parfois quand je devais fournir un travail dans une association par exemple: je me suis retrouvée bloquée, me sentais obligée de justifier mon incapacité temporaire. J'ai donc très naïvement expliqué que j'étais malade et mon trouble: tout d'abord accueilli avec bienveillance, la nouvelle s'est vite retournée contre moi car je n'étais plus légitime dans mes pensées, actions et comportements, même dans ce que j'estimais le plus adapté de ce que j'ai pu dire ou faire.
Dans mes relations amoureuses aussi: j'estime que ne pas dire est un mensonge par omission et que je ne peux pas permettre que quelqu'un se mette avec moi sans avoir conscience de ce que je suis tout au fond, sans voile. A chaque fois, cela est reçu de façon positive, mon honnêteté est appréciée. Puis très vite, chaque "erreur" de ma part est interprétée comme étant un trouble. Je ne deviens vite plus que trouble et dysfonctionnement aux yeux des autres. Je "les fatigue", je parle de "façon inadaptée", "inopportune", je suis "nerveuse", on "marche sur des œufs avec moi". Et le rejet ne tarde jamais.

Mashka, j'ai découvert (enfin je connaissais avant mais de façon erronée) le trouble il y a 6 jours. Je passe mon temps depuis sur le net à chercher diverses sources d'info: blogs, conférences, forum, asso, auprès d'une connaissance qui travaille auprès d'adultes et enfants ayant des TED. Je cherche des livres (il n'y a rien dans les bibliothèques chez moi).

Sinon par rapport à mes parents, j'étais en contact avec ma mère bébé, je pleurais de façon excessive (toutes les 3h toutes les nuits jusqu'à 2 ans et demi); ma mère m'a toujours sentie différente, c'est surtout les autres, adultes et enfants, qui le lui renvoyaient. Elle pensait devoir me protéger des autres en permanence car les conflits étaient très fréquents, dès le plus jeune âge. J'étais très isolée, à jouer dans mon coin.
Je ne savais pas "copiner" d'après ma mère. Elle a nettement vu la différence quand mes frères sont nés. Mes listes aussi ont beaucoup marqué mes parents, ainsi que mes collections et ma façon de devoir tout maîtriser, de tout prévoir, tout le monde à la maison devait suivre sinon cela n'allait pas. J'étais dans mon monde d'après eux. Ils me reconnaissent dans les critères que je leur ai lus, sauf ceux qui sont plus internes forcément et que personne sauf moi ne peut percevoir. Ma mère m'a aussi décrite comme étant maladroite à l'extrême au point où elle a vu dans certains contextes que j'en souffrais (ex: à la Babygym, avec mon frère, où la monitrice ne savait plus quoi me faire faire avec une balle); le décalage avec les autres à ce sujet était apparemment très important sur le plan moteur. Elle se souvient de m'avoir toujours entendu parler très clairement avec un bon vocabulaire, et tôt. Je faisais des activités avec d'autres (la danse classique par ex) mais seule parmi les autres, avec des conflits.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:06
Je voulais ajouter: pour mes difficultés relationnelles, je fournis énormément d'efforts, je passe mon temps à m'excuser mais cela ne suffit pas toujours parce qu'on ne croit pas que je n'ai pas fait exprès, ou qu'au bout d'un moment, trop d'erreurs ont été cumulées. Je comprends rarement ce qui n'a pas été chez moi. Je ne sais jamais ce qui est de ma faute ou qui peut venir des autres. Quand je parle à quelqu'un, je passe mon temps à chercher en boucle comment tourner mes phrases, quand, avant de parler, pendant et après.

La distance que je ressens avec les autres est toujours là, même avec mes propres parents, ou pire, avec ma propre fille, même si c'est moindre avec elle.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:08
Le fait qu'il te faille parfois te justifier auprès des autres pour des choses que tu n'arrives pas à faire ne signifie pas que c'est ta faute. Tu es mal comprise, voilà tout.
Il y a tout de même beaucoup de chose qui ressemble au SA mais il faut être prudent. Ce que j'essayais de dire, et là c'est peut être moi qui me suis montrée maladroite dans mon dernier message, c'est qu'il faut faire attention à ne pas  faire coller absolument un syndrome à tes symptomes, c'est risqué, et je te dis cela en toute bienveillance.

Tes problèmes relationnels, je ne les comprends que trop bien. C'est important de voir les psy du CRA
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:23
On fonctionne pas sur le même canal que les NT c'est tout. On n'a pas a s'excuser. Eux ne s'excusent pas d'être ce qu'ils sont. Je ne peux que te conseiller de lire le guide de tony attwood qui est très complet et aborde toutes les caractéristiques du SA. Sache qu'un diagnostique c'est long. Et que ça ne résout rien . Ça répond juste a certaines questions ( ce qui est deja énorme en soi ).
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:27
D'accord avec toi, mashka. Si ça ne résout pas vraiment les problèmes, c'est un soulagement d'avoir enfin la réponse à toutes ses interrogations.
Je suis censée voire une psychomotricienne à la fin de l'année pour m'aider à mieux interagir avec les gens et,si c'est possible, essayer de me désensibiliser un peu, mais là y a du boulot Very Happy
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:30
Tu va participer a des ateliers habileté sociale ?
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:33
Je ne sais pas encore comment ça doit se concrétiser.
Si les ateliers se sont des trucs en groupe alors il faudra attendre, je vais y aller progressivement, je préfèrerais que, dans un premier temps, ça soit par le biais d'images et de social stories.
Tu a déjà participée à ce genre de chose?
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 20:55
Eorlingas,oui j'avais bien compris, et j'en suis bien consciente. Vouloir coller aux symptômes, critères, à tout prix, j'en suis très consciente et ne veux pas faire cette erreur. Je suis d'ailleurs en train de relire tous les critères d'une personnalité borderline pour rafraîchir mes idées, et effectivemnent beaucoup de critères semblent correspondre à la fois aux personnes borderline et aux Asperger. J'ai parlé de mon doute à ce sujet précis , de vouloir coller à un profil en m'identifiant à tort. La psy a bien entendu mes doutes, mon envie d'être daignostiquée et ma peur d'y aller en me disant que j'irais peut-être en m'inventant des trucs dans ma tête. Elle m'a dit de m'inscrire sur la liste d'attente pour le diagnostic.

Et le mot guérir: en considérant les faits du jour, je suis diagnostiquée "borderline". Je peux donc guérir. Ce qui signifie dans cette maladie rééduquer mon cerveau, apprendre à fonctionner autrement, avec un cerveau qui fonctionne de façon erroné. J'ai suivi les traitements conseillés et thérapie adaptée à mon trouble: la thérapie ne m'envoyait que vers des conseils que j'avais déjà trouvés par moi-même, le thérapeuthe me conseillait des lectures déjà faites, et j'y passait beaucoup d'argent pour ne pas avancer d'un pouce. J'avance mieux toute seule, mais à quel prix! Et si peu...

Merci pour le conseil de lecture Mashka! Je vais voir ça de ce pas.
A propos de ne pas devoir s'excuser: tu touches là mon dilemme. Si je ne suis pas Asperger, je suis par la force neurotypique et dois donc m'adapter à eux. Quoiqu'il en soit, que je sois aspie ou non, je pense qu'il est indéniable que nous avons en commun un mode de fonctionnement très similaire (non?), et m'adapter m'est très très compliqué, fatigant, source d'erreurs et d'échecs et donc de culpabilité, m'amenant reproches et jugements assez durs de la part des autres. En quoi est-il justifié que moi , possible non aspie, doive endurer cela encore longtemps, jusqu'à mon dernier jour ou que mon cerveau dé-bug (ce qui de façon réaliste ne pourrait pas se produire avant encore de nombreuses années d'efforts permanents)?
Ne pensez pas pour autant que je ne souhaite pas faire d'efforts et me la couler douce. Ne plus avoir à m'excuser et m'adapter serait juste un grand soulagement, m'accorder le droit d'être fatiguée, de me tromper, sans que je doive culpabiliser sans fin. Ça serait aussi pouvoir me respecter un peu et me faire respecter aussi.

Malade ou pas, borderline ou aspie, je ne fonctionne pas comme les autres. Je ne suis pas respectée pour autant. Je ne suis pas tordue ou méchante, paresseuse, ou je ne sais plus trop quoi d'autre; le problème est que cela me fait douter en permanence de moi. Les "autres" sont au courant de combien les choses peuvent être compliquées et douloureuses, et pourtant, ils ne m'épargnent pas du tout. J'ai encore une malheureuse expérience à digérer qui est arrivée il y a peu: les personnes en question ont certainement déjà oublié, moi il me faudra de longs mois pour analyser, comprendre, trouver une solution alternative si j'avais pu agir ou parler autrement, pour pouvoir me relever et en tirer leçon pour avancer plus forte, avec de nouvelles leçons apprises. Un échec relationnel est un nouveau désastre pour moi: j'arrive toujours à me relever, mais c'est très long et douloureux. Alors que les personnes au courant de ma "fragilité" n'en ont rien eu à faire et se sont comportées comme une meute de loups face à un animal faible. Je ne comprendrai jamais le genre humain pour cela.
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 21:11
Tu sais, savoir qu'on a le SA ne rend pas les choses plus simple. Je suis autiste asperger, je le sais, j'ai été diagnostiquée, et pourtant je souffre toujours quand je foire mes interractions. Je suis toujours anxieuse, je décortique mes echanges en regardant où j'ai bien pu merder. Je ne sais toujours pas ce qu'il est bon de dire ou de faire, ni quand le dire ou le faire. Je passe toujours mon temps à m'excuser, la peur au ventre d'avoir pu blesser quelqu'un. C'est peut être ce que mashka entendait en disant que savoir ne résolvait pas le problème. Tout est toujours aussi compliqué. C'est si difficile quand le diag est tardif...
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 21:27
Non je n'ai jamais participé a ce genre de groupe eorlingas. Syl: En te lisant j'ai le sentiment que tu attends des autres qu'ils respectent et comprennent ta différence. C'est légitime mais c'est très naif ! Les gens sont cruels. Le SA est une particularité qui n'est pas visible comme un gars en fauteuil roulant. C'est mental donc non concret et la majorité des gens ont du mal a comprendre ça . Ils croient a une comédie ou une simulation. Il ne faut pas chercher a les changer c'est perdu d'avance et c'est energivore. Il faut se protéger de ça en identifiant ce qui nous fait du mal ; nous fatigue et en s'en éloigner le plus possible
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Re: autodiagnostic? Besoin de vos avis

le Mar 24 Fév - 21:35
C'est pour ça que je vis recluse Very Happy . Trop fatigant tout ça. Et, oui, même si les gens savent que tu es aspie, ça ne veut pas dire qu'ils sont forcément à même de comprendre ce que tu traverses.
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