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Une histoire (,un long écrit), et une question

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Bonjour, bonsoir ...

Je m'inscrit ici car je souhaite m'adresser à des Asperger ...

Je ne suis pas diagnositiqué mais la probabilité que je le sois également est de l'orde de 100%.

Je ne suis pas ici pour chercher un diagnostique mais parce que j'en suis à la conclusion que ma vie tend rapidement vers ma mort. Très rapidement.

Je suis persuadé que seules trois choses peuvent m'aider. L'une n'existe pas, la magie, l'autre est peu probable, un miracle, la troisième interdite, une lobotomie.

Depuis Juillet, je pense au suicide. Depuis Septembre, c'est tous les jours avec l'idée forte d'un passage à l'acte. Depuis ce mois d'Octobre, je me suis fixé un ultimatum et je cherche un manière "douce" de partir.

Si l'Eutanasie était légale en France, je l'aurais demandée. A vrai dire, je pense même allez voir un médecin pour tout de même essayer.

Alors ma présentation ... J'ai très bientot 25 ans, je suis sans domicile fixe, je n'ai pas de diplome si ce n'est un bac scientifique, je suis incapable de réussir tout ce que je DOIS entreprendre. Il m'est par ailleurs impossible de réussir un entretien d'embauche ni même de convaincre un honnête propriétaire de me louer son bien et ce malgré de grosses économies suite à des années de formations et d'économies diverses. Pour continuer, ma famille, pas de rapport sociaux, mes "amis", tous aujourd'hui je les connais depuis moins d'un an et ne vivent pas là où je vie (mais ce sont bien des gens que j'ai cotoyé et non pas rencontré sur le net).

J'ai demandé de l'aide et voulais me faire interner en hopital psy ... même ceci à échouer. En faite, mon taux d'échec est très proche de 100%.
J'ai par ailleurs depuis quelques mois faits de nombreux "exercices", "entrainements", pour me forcer n'ayant plus rien à perdre. Le taux d'échecs de ces derniers mois est de 100% mais TOUS les échoes que je ressois sont pourtant positif. La seule raison pour laquelle mes échecs ne sont pas des réussites est selon moi lié à mon autisme supposé : je ne souhaite RIEN, je veux dire, je n'attends rien, si ce n'est savoir ce que les autres attendent de moi. Cette phrase résume tout mais peut etre traduite par des millers d'annecdotes n'ayant aucun rapport les uns des autres. On va dire, que "j'essai d'être celui que je comprends que les autres veux que je sois à un instant t" n'exprimant pas le désir de réussir, les échoes surgissent : "Tu as tout mais il te manque quelque chose" ... Depuis que je suis né, j'attends qu'on me dise quoi ... depuis que je suis né, c'est ne pas savoir ce qui me manque qui me tombe sur le nez au moment où je suis à deux doigts de réussir et que je dois affronter un nouvel échec. Pour illustrer je dirais que par exemple pour le travail, c'est au patron de "me vouloir" et pas à moi de me vendre même si j'ai le poste. S'il me le dit pas CLAIREMENT, je ne l'aurais pas. C'est un peu comme ça pour tout, sauf que si je ne m'exprime pas, et bien, la "concurrence", on est pas seul sur Terre et je ne sais pas pourquoi j'accepte volontié que tout le monde passe avant moi. Ca en fait du monde.

Je vie "seul" depuis mes 20 ans. J'ai quitté le domicile de mes parents à 18 ans mais suite à la prison on m'a "contraint" d'y retourner. Mes parents me promettant quelque chose de "nouveau" c'est à dire "une famille" j'ai accepté mais à vrai dire je suis parti très vite ce qui signifie qu'on peut dire que ces 6 dernières années j'ai vécu seul, fait de la prison, et déménager ... un bon paquet de fois. 6 seulement cette année.

A l'age de 8 ans, je me suis donné une raison de vivre. Oui ! 8 ans. Cela parait absurde mais je me souviens de cette anecdote où j'ai failli me faire écraser par une voiture. Aujourd'hui c'est mon plus grand regret mais bref ... A 8 ans j'ai dit que ma raison de vivre était de devenir père.

Adolescent, faut le dire même si ce n'est pas entièrement vrai mais je voyais les femmes comme "objet" .. je veux dire avec la fonction de faire un gosse. Je suis tombé "amoureux" en 2004 ... platonique, 5 ans. Cela à modifier ma vision des choses mais pas entièrement. 2009, après mettre demandé si j'acceptais de retomber amoureux (et conclus par oui) ... rebelotte ... amour platonique mais beaucoup de chose avait déjà changé ... ce qui conduit jusqu'en 2012 où ... "j'ai brulé mon âme" ... c'est une métaphore mais j'ai rennoncé de croire en plein de chose comme l'amour et ce par simple décision... alors pour moi si l'amour devait être platonique alors ça ne devrait pas exister. Tomber amoureux aujourd'hui, ne dépend donc plus de moi.

Je suis pansexuel, et je l'ai toujours été. En 2014, je suis tombé amoureux de mon meilleur ami (un jeune que je ne connais pas depuis longtemps mais qui s'est littéralement accroché à moi). Aujourd'hui, ça s'est dissipé mais pas totalement. Une preuve ici que mon sentiment n'est plus le même : j'abandonne très vite. En fait, je souhaite que l'on tombe amoureux de moi pour m'éviter le platonisme de mes sentiments et pouvoir répondre à quelque chose. On me l'a jamais dit qu'on m'aimait. C'est normal puisque je suis toujours seul et que mes contacts sociaux sont "bizarres" et presques inexistants.

Bref, ces histoires sont là pour dire qu'aujourd'hui, ma conclusion, est que je n'arriverais pas à cette raison de vivre ... Je ne serais jamais père, j'y ai même renoncé en 2012 en même temps que l'amour. Et que mon avenir est plus que prévisible : solitude, malheur, mal être , et mort. Logique pour moi que je veuille "raccourcir l'attente".

Mon miracle ? Qu'une femme tombe amoureuse de moi, que je puisse lui retourner cet amour, et fonder une famille. J'aurais ma raison de vivre et de nouveaux espoirs. A vrai dire, même ce miracle, s'il arrivait, je ne serais pas sûr de vouloir vivre.

En ... 2 questions, je fais fuir toutes les personnes qui s'approchent de moi alors je sais que cela n'arrivera pas.

Vous avez ici tout ce qui faut savoir ... et moi je viens pour savoir si .. c'est une question uniquement aux Autistes, s'il vous plaitrespectez ceci.

La question :
"Vous savez pertinament n'est ce pas ? Que si vous vous retrouvez seul il ne vous restera que la mort ... et que tot au tard si personne ne vous tend la main il ne vous restera plus qu'une chose à faire vrai ?"

Nul besoin d'en faire long ... cela fait longtemps que j'ai la réponse ... j'suis juste fatigué des jeux de hasards et pas encore le courage de subir les derniers instants du passage à l'acte.

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Que dire ... Tu dis être déterminé pour en finir mais d'un autre coté je sens que tu te raccroche a la vie car malgré tout tu as un souhait ( devenir père ) et tu veux y croire. Tu es jeune. Je bosse en psy et des patients dans ton genre il y en a énormément . Le choix du suicide est un immense appel a l aide et je pense que beaucoup d autistes y pensent un moment ou un autre ( moi même ). Mais ce qui raccroche a la vie ( je parle pour ma part non au nom des autres ) ce sont les rêves et mes choses que l'on a envie de réaliser : Tu veux devenir père. Ce qui m intrigue c'est que si j'ai bien compris tu as deja fais quelques tentatives mais ne t'es jamais retrouvé en psy ? Normalement c'est le protocole classique. J'ai envie de te dire de demander de l'aide . Aux urgences . Dans une association . Etc mais cela m'a l'air insurmontable pour toi . Tes amis et ta famille ne voient donc pas ton mal être ?

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